Avec d’autres, à « B.J » Marie-Christine Trogan

B.J ? C’est la façon familière de désigner la rue Barbet de Jouy, siège de l’archevêché de Paris, où se trouve également l’Institut Jean-Marie Lustiger, créé le 8 décembre 2008, par le cardinal André Vingt-Trois. Depuis plus de deux ans maintenant j’y vais régulièrement.

En effet, sous la direction du Père Michel Sales, je travaille à établir une bibliographie du cardinal Lustiger, et c’est là que se trouvent livres et archives.

J’y rencontre quotidiennement des personnes qui œuvrent également à promouvoir la pensée du cardinal. Salariés et bénévoles y passent, de façon ponctuelle ou régulière pour archiver, décrypter, classer, ranger d’innombrables documents, écrits et multimédia. Une base de données est en ligne depuis un an. On y trouve toutes sortes de documents, numérisés ou en cours de numérisation, et des documents audio, en attendant les photos…

Ces deux chantiers sont indépendants et n’ont pas la même logique. Mais nous sommes amenés à nous entraider. Le croisement des données permet d’éviter erreurs ou omissions ; la résolution de certaines énigmes fait appel à la perspicacité de tous. Et surtout rien ne vaut l’encouragement réciproque dans cette recherche qui pourrait paraître sans fin, mais dont on connaît bien le but : aider les chercheurs, présents et à venir, dans un travail qui sera utile autant pour la société civile que pour l’Église.

Un café coupe la matinée. Occasion de se retrouver aussi avec les personnes qui sont au service du diocèse. Au fil du temps ces rencontres s’approfondissent. Pour moi ces rencontres sont privilégiées. Et c’est aussi la découverte d’un secteur qui m’était bien étranger, une ouverture aux grandes questions de l’Église.

Marie-Christine Trogan