Paradoxes apostoliques : comment être à la fois uni à Dieu et donné à tous ?

Dépendance & Liberté myrrhophores envoyées en mission par l'ange

« Il faut pouvoir inventer sans cesse des moyens nouveaux d'atteindre les âmes… Cette liberté très grande, condition de notre rayonnement apostolique, est liée à notre étroite dépendance à l'égard du Saint Esprit. C'est un des innombrables paradoxes de la grâce en nous. Plus l'âme fait sienne la parole de Paul : "Je suis lié par l'Esprit", plus elle est libre de se servir de ses dons, plus surtout Dieu est libre de se servir d'elle et de lui inspirer des moyens intelligents, audacieux, efficaces, de travailler à son Royaume. »

Germaine d'Ynglemare

 

Abnégation & Agrément

« L'agrément est la fine fleur de l'abnégation : c'est l'art de se renoncer sans le faire peser sur les autres, sans que les autres s'en aperçoivent. Etre une source de joie pour les autres… Chercher toujours la gloire de Dieu… »

Germaine d'Ynglemare

« Abnégation totale, agrément constant ! (…) Le bonheur réel, la joie intérieure sont là. Il existe un lien mystérieux et infrangible entre le don de soi par amour et la paix de l'âme appelée. »

Père Léonce de Grandmaison

 

Célibat pour Dieu & Fécondité de l'Amour

Marie essuyant les pieds de Jésus avec ses cheveux « Il n'y a rien de plus beau et de plus grand dans un être que sa puissance d'aimer. Elle se traduit par le pouvoir de donner la vie, par une capacité de fidélité à toute épreuve, par l'appel à aimer jusqu'au bout. (…)
Dans la vie d'une Fille de Saint-François-Xavier, toutes ces possibilités doivent être mises au service du Christ et des autres. Nous n'avons pas le choix de notre amour, c'est Dieu qui l'a fait pour nous. De plus l'amour qu'il nous demande sera sans récompense humaine. (…)
Le Christ veut nous faire vivre ce qu'il a vécu : son amour pour son Père et pour les hommes. Avec Saint Paul nous pouvons dire : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." La résurrection commence en ce monde parce que nous connaissons l'amour même de Dieu : nous sommes choisis pour vivre de cet amour et en faire vivre les autres.

Quels sont les signes de cette résurrection ?
- Nous aimons le Christ de plus en plus. Dieu nous donne de connaître la maternité spirituelle.
- Nous rencontrons des amitiés fraternelles fondées sur le Christ.
- Nous sommes conduites à un amour universel.
- Nous goûtons l'union à la vie trinitaire, dans cette vie exigeante et magnifique à la fois.
- Nous pressentons ce qui n'est pas possible aux hommes, mais possible à Dieu.

Ainsi dans cette vie de solitude du cœur, il y a de grands sacrifices, mais on ne les fait pas pour rien, ou pour des raisons morales. C'est de l'ordre mystique : il s'agit de déplacer le centre de gravité de notre amour. Et c'est déjà la Résurrection. »

Germaine d'Ynglemare