Tunisie 2019

2019 Tunisie Déjà Juillet 2019 se prépare… Depuis plus de 45 ans, des Etudiants ou Jeune Professionnels donnent trois semaines de leur vacances pour se mettre à l’écoute de l’Eglise de Tunisie, « si petite mais d’une charité si intense », comme aime à le redire son Archevêque, Mgr. Ilario Antoniazzi. Son témoignage frappe tous ceux qui l’approchent.

Chaque matinée de notre séjour est réservée au soutien scolaire, et trois après-midi par semaine à la préparation de la fête finale où sont invités les parents des cent enfants de l’Ecole Jeanne d’Arc dont nous avons la charge. Ce service auprès des enfants tunisiens, tous musulmans, le P. Jawad, Directeur des Ecoles Catholiques, nous en explique longuement l’importance chaque année, et cela nous est très précieux. La voici présentée en quelques lignes ici…

 

La présence de l’Eglise dans ses écoles

«  Pour l’Eglise de Tunisie, avoir 9 écoles, être en charge de 6000 élèves, et offrir du travail à 440 encadreurs, tous tunisiens et musulmans, c’est pouvoir être en contact avec la réalité du pays. L’Eglise est impliquée dans cette mission éducative depuis des générations. L’Eglise ne demeure pas repliée sur elle-même, à côté de la réalité, mais elle veut travailler pour le bien de la Tunisie. L’école permet à l’Eglise d’être « incarnée ». Dieu s’est fait chair.

L’Ecole catholique suit les mêmes programmes, a le même système d’enseignement que l’Ecole tunisienne, le même professionnalisme, le même souci de l’enseignement des langues. Alors, quel est « le plus » que l’Eglise apporte, quelle est sa spécificité ? Nous pouvons le voir à partir de quelques points : 

  • Il s’agit d’« être différents et ensemble » Oui, nous sommes là, différents, mais respectueux et respectés. C’est signifier que l’on peut « être ensemble » pour la même cause.
  • Nous avons toujours à cœur de mettre au centre « la personne ». C’est un travail à toujours réinventer pour être fidèle à notre vision, à notre histoire. Chaque jeune doit sentir qu’il est suivi personnellement.
  • Nous vivons la « gratuité d’une présence ». Les religieux et religieuses sont des personnes qui donnent la vie. Si nous sommes compétents, nous voulons avant tout que notre présence au travail soit très attentive aux personnes : « Je suis là pour toi, pour vous ! » C’est une paternité, une maternité, une fraternité que l’on ne trouve pas souvent ailleurs…
  • Comment sommes-nous capables de proposer les mêmes valeurs de façons différentes ? Il y a « une Bonne Nouvelle » qui nous brûle, que l’on ne peut pas expliciter. Nous avons quelque chose à dire, même si nous ne pouvons pas « parler » de la Croix…de Jésus Sauveur, …de Noël,..de la Résurrection, de l’Eglise… On « est » une « Bonne Nouvelle ». C’est notre Force dans la faiblesse. Si nous sommes « brûlés », nous n’avons pas besoin de « dire », il nous suffira d’ « être ».
  • Les Tunisiens qui travaillent avec nous participent à l’esprit dans lequel nous voulons servir leur pays. Nous sommes des gens qui partagent, non qui dirigent.

L’Eglise de Tunisie a une mission très importante dans son symbolisme. Dans cette société, on forme des générations qui respectent la différence et qui se doivent d’être ouverte aux autres. »

Alors en cette année 2019, notre équipe d’étudiants et jeunes professionnels français partira servir l’Eglise de Tunisie, les enfants de cette école : les candidatures sont désormais ouvertes ! Les conditions sont sur le tract. Save the date !

Lire des témoignages de participants

Monique Godde